Tout savoir sur les sacs en coton

Publié le : 27 août 2017

Catégorie(s) : - Blog - Des sacs pour tous types d'usages - Guide pratique

Avant de plonger au cœur du sujet avec tous les détails sur les sacs en coton, je vous propose un tour d’horizon. Alors accrochez-vous car on part pour une grande ballade qui concerne tout son univers et pas uniquement celui du sac en coton.

Les thèmes abordés seront essentiellement la matière en elle-même avec sa plante, son fruit, mais aussi sa transformation et son histoire. Malgré les nombreux avantages du coton qui seront cités, je n’occulterai pas l’envers de la médaille.  J’indiquerai aussi les lieux de productions, qui sont les grands acteurs du marché et enfin pour finir sur les différents types de coton, et quels sont les certifications pour les sacs en coton.

Dans un prochain article j’aborderai plus particulièrement le coton biologique, les normes, et dans un autre le format du tote bag en coton.

D’où provient le tissu qui fabrique les sacs en coton ?

Parlons de sa culture, ses origines et son usage

La plante :

Le cotonnier (Gossypium) est un arbuste pouvant atteindre 6 à 7 mètres de haut à l’état sauvage. Pour des raisons de commodités, sa taille est limitée à 1 voire 2 mètres maximum lors de sa culture. Il est cultivé annuellement. Son feuillage est épais et sa circonférence fait un mètre environ. Il ne supporte pas le froid et nécessite beaucoup d’eau. En dessous de 10°C l’arbuste commence à souffrir et les racines meurent à partir de 2 °C. Vous vous en doutez, dans de tels conditions, ceci rend impossible une culture intense en France. Il faudra donc aller chercher à la source le tissu qui confectionnera nos sacs en coton.

Le fruit :

Que récolte-t-on exactement ? Le cotonnier produit de grandes fleurs jaunes ou blanches qui deviendront des fruits ovoïdes à quatre ou cinq loges vertes au début, puis marrons en fin de cycle. A leur maturité, elles vont s’ouvrir et plusieurs dizaines de graines noires vont apparaître. Chacune de ces graines laisse échapper des filaments soyeux blancs mesurant entre 2 et 5 cm, ce sont les fibres du coton.

Les sacs en coton proviennent donc d’une fibre végétale entourant les graines de cotonniers. Il est temps de passer à la récolte avec la séparation de la graine et de sa ouate, la graine produira de l’huile et le coton sera transformé en fil.

Sa transformation :

Comme on vient de le voir, la récolte des fibres végétales est la première étape, c’est l’égrenage. On sépare les fibres de coton des graines avant de se diriger vers la filature.

Nous sommes à l’étape de la transformation des fibres en fil, mais pour cela, à l’aide d’une nettoyeuse-batteuse il faut éliminer tous les résidus et corps étrangers pour avoir une matière propre. Puis on organise les fibres en les orientant dans le même sens au lieu de les laisser en boule grâce à un système de peignes. C’est la constitution de rubans de carde que l’on étire afin d’harmoniser l’épaisseur. A partir de là on peut teindre, blanchir ou laisser le tissu naturel. La plupart des sacs en coton que nous proposons ne subissent pas d’étapes de blanchiment ou de teinte.

Enfin on étire les rubans de cardes et on les tord ensemble pour épaissir le fil et lui donner sa forme définitive. Ainsi épaissi il gagnera en résistance et pourra être utiliser pour la confection de tissu.

Son histoire :

Le cotonnier appartient à la famille des Malvacées que nous cultivons depuis plusieurs millénaires. Son origine est discutée, mais des témoignages, des preuves irréfutables et des recherches en ont trouvé en Amérique du Sud ainsi qu’en Inde. N’oublions pas non plus les égyptiens du temps des pharaons qui utilisaient déjà ce tissu, de là à ce qu’ils utilisaient déjà des sacs en coton, je vous laisse juge. Aujourd’hui il est cultivé en Amérique, en Afrique, en Asie, en Inde, au Brésil, au Pakistan…

Il faudra attendre le 14ème siècle pour que l’industrie du coton se développe et que son commerce devienne florissant. Il en découlera notamment une des raisons de conquête de l’Angleterre de l’Inde. L’ère industrielle sera le fruit de cette matière, tout comme la création de la compagnie des Indes Orientales pour la France.

Son histoire restera marquée par la culture intensive du coton en Virginie et dans les autres états au Sud des Etats-Unis au début du 17ème siècle. Le commerce triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et les Etats Unis a favorisé la traite des noirs et l’esclavagisme. Bien que tout ceci semble ancien, d’autres raisons plus modernes ne mettent pas non plus toujours en valeur l’exploitation de cette plante.

Ses lieux de production :

On pourrait citer de nombreux pays, car aujourd’hui près de 90 exploitent cette plante. Historiquement ce sont plus l’Inde, le Moyen Orient, l’Egypte ainsi que d’autres pays d’Afrique qui étaient les premiers à l’exploiter, mais certaines preuves révèlent que les Amériques l’utilisaient aussi.

Aujourd’hui, les Etats-Unis notamment à partir du 17ème siècle et plus récemment la Chine participent pleinement à la production mondiale.

En Europe, il existe très peu de plants et ceux-ci sont situés en région méditerranéenne, comme la Grèce. Cela reste relativement marginal.

La plante ne pouvant pas résister à certaines températures, la zone idéale se situe entre les tropiques. Son fort besoin d’eau, et sa culture pluviale la concentra dans certaines régions.

D’autres régions se prennent au jeu, et tente de produire via une irrigation forte qui causa et cause toujours des dommages sur l’environnement car il faut environ 5 260 litres d’eau pour produire un kilo de coton (source CNRS).

Son utilisation :

On retrouve du coton partout autour de nous, dans nos tiroirs, nos armoires, nos lits, sur nous… Vêtements, tissus, draps, serviettes, revêtement de fauteuils… Il est omniprésent.

Etant devenu la première matière textile au monde à partir du 19ème siècle, le coton s’est développé grâce à ses propriétés incroyables : isolant car il protège du froid, couette, sweat, etc. en sont la preuve, absorbant auprès des liquides, d’où son usage dans les serviettes et autres accessoires de bain. Mais le coton est aussi résistant, notamment après plusieurs lavages à hautes températures, peu allergène, agréable au toucher, respirant et facile à teindre et imprimer.

Il est donc décliné sous différentes formes et destiné à plusieurs usages. Il fallait donc en profiter pour en faire des sacs en coton, non ?

Traitement et impact environnementaux autour du coton

Sa controverse :

Historiquement on pourrait citer l’esclavagisme, la traite des noirs dans le sud des Etats-Unis… mais des exemples plus récents mettent aussi en danger la vie des exploitants, notamment dans l’utilisation des certains pesticides et insecticides. Sans compter les difficultés financières des petites exploitations et la précarité des familles cultivant dans certaines zones. La loi du marché mondiale étant, les conditions d’achats et les pressions liés ont grandement fragilisés les situations des familles-producteurs.

La culture du coton représente 2,4% des surfaces agricoles mais utilise 25% des pesticides vendus dans le monde car c’est une plante fragile souvent attaquée par des insectes parasites et des champignons. Sans compter l’utilisation intensive de chrome et de plomb pour le blanchiment et le traitement du tissu.

La santé des exploitants et des sols est sérieusement affectée par cette utilisation massive.

De récentes études ont établi des rapports accablants sur la santé des producteurs, les décès, pathologies et surtout les nombreux suicides causés par ces conditions.

Sans compter un exemple assez connu, celui de la Mer d’Aral, véritable désastre écologique consécutif à l’exploitation intensive du coton. La baisse du niveau de l’eau a eu et a toujours des conséquences terribles sur la région, tant d’un point écologique, économique et humain.

Enfin, on retiendra que selon plusieurs sources, la majorité du coton exploité aujourd’hui provient de graines OGM, permettant à la plante de mieux résister et de plus produire. C’est essentiellement le cas en Chine et en Inde.

De là à dire non aux sacs en coton ? Ce serait bien dommage, car il existe des solutions alternatives que nous vous recommandons, en misant sur des sacs en coton biologique ou issus du commerce équitable.

Données Marchés sur la situation du coton

Le coton représente environ 70% du marché mondial des textiles. Ce qui en fait l’atout majeur du secteur. Les variations de prix ont été très nombreuses ces dernières années notamment aux alentours de 2010 et 2012 où les prix se sont envolés. Ceci résultant de facteurs diverses, comme le cours du pétrole, les conditions climatiques impactant les récoltes, la hausse de la demande, la baisse des stocks… Toujours est-il que la situation s’est stabilisée depuis, et en 2017, malgré une remontée des prix en début d’année nous naviguons depuis peu sur une eau plus calme.

La production annuelle mondiale se situe aux alentours des 25 millions de tonnes selon les années.

Depuis 2014, l’Inde est devenue le premier producteur mondial devant la Chine (Sources Boursorama et Statista), en produisant environ 6,5 millions de tonnes annuelles l’un comme l’autre. Les Etats Unis suivent avec 3,5 millions de tonnes, puis le Brésil, le Pakistan…

Toutefois, La Chine reste le principal importateur et surtout le plus gros détenteur de stock de coton à hauteur de 45% des stocks mondiaux. Derrière, l’Inde est le second plus gros consommateur de coton. Les Etats-Unis quant à eux exportent à hauteur de 40% des flux mondiaux, loin devant les autres pays.

On pensait que la demande allait baisser sur le coton avec la progression des fibres synthétiques notamment le polyester, mais après un léger ralentissement la demande est repartie à la hausse avec une croissance attendue aux alentours de 1% pour 2017.

Bien que marginale, la part concernant la fabrication des sacs en coton démontre l’enthousiasme toujours très présent autour de cette matière et sa capacité à se renouveler.

Evolution du cours du coton

A part la flambée des prix spectaculaire de 2010-2011 faisant passer la livre à 2$ alors qu’elle était proche de 0,60$ auparavant, les cours se sont restabilisés depuis. En 2016 ils étaient proche de 0,50$, pour atteindre un regain en mai 2017 à 0,85$. Depuis le cours a légèrement rebaissé pour se stabiliser aux alentours de 0,70$.

Pourquoi parle-t-on autant des sacs en coton ?

Depuis la fameuse loi sur l’arrêt du sac plastique en juillet 2016 on s’attendait à une révolution massive dans les lieux de ventes avec une domination sans faille des sacs issu de la culture végétale comme le coton et la toile de jute. Force est de constater que malgré un impact positif, beaucoup d’enseignes n’ont pas tout à fait jouer le jeu.

Nous prendrons le temps d’en parler dans un article détaillé sur le sujet.

Toujours est-il que le sac en tissu s’est beaucoup développé dans d’autres secteurs d’activités que les grandes surfaces alimentaires, comme les petits commerces, les salons professionnels, lors des activités événementiels…

Les différents types de sac en coton, bio, Faitrade…

Certification GOTS Sac coton biologique certifié

On a abordé la matière et tout son ensemble, mais le sujet reste encore très vaste. D’ailleurs il existe plusieurs qualités de coton, du fait de sa provenance, des différentes étapes du filage, jusqu’à la confection des sacs en coton, cela devient difficile d’y voir clair.

D’autant qu’en plus de la qualité du coton en soi, il y a aussi son épaisseur, la qualité du grain que l’on retrouve dans nos indications au niveau du grammage sur les fiches produit de nos sacs en coton.

En plus de vous faire parvenir un échantillon à la demande, je vais vous expliquer les différents types de coton que vous retrouvez dans nos sacs publicitaires :

  • Le coton classique: Il permet un excellent rapport qualité / prix. En effet il est idéal pour une communication volumineuse lors de salons. On connait ses forces et désormais aussi ses faiblesses avec les impacts sur les producteurs et l’environnement. Vous entendrez parfois parler de canvas, c’est le même coton mais sur un grammage plus épais. Pour vous donner un ordre de grandeur des grammages pour nos sacs en coton, nos plus légers commencent à 110 gr/m² et peuvent atteindre plus de 400 gr/m² pour les plus robustes.
  • Le coton biologique:  Un premier pas pour communiquer de manière éco-responsable. Si on veut agir positivement, il faut prendre en compte plusieurs facteurs, et la santé des producteurs et de l’environnement est autrement plus importante. Cette culture essentiellement basée en Afrique a commencé à se répandre dans les autres pays notamment en Inde. On détermine un sac en coton biologique, quand il a été certifié qu’il résulte d’une agriculture sans pesticides et insecticides dans les champs cultivés depuis au moins 3 ans. On parlera ici de la certification GOTS. La consommation d’eau est réduite et son coton anallergique.
  • Le coton biologique équitable : Le fameux Fairtrade et la certification de l’association Max Havelaar. Cette démarche engage un prix minimum garanti pour les producteurs améliorant les besoins des familles. Ceci permet une prime de développement et le regroupement en coopérative défendant les intérêts sociaux et environnementaux des communautés. Des projets tels que l’accès à la santé, l’éducation, l’eau potable… voient le jour. L’initiative de l’association a débuté en 2005 avec des producteurs d’Afrique de l’Ouest, depuis 2007 l’Inde participe au projet. Le coton bioéquitable est contrôlé par les autorités indépendantes qui sont ECOCERT et CONTROL UNION. Ce coton n’est pas issu de plants OGM pour la principale raison de dépendance forte entre le producteur le fournisseur de graines, ce qui ne répond pas aux règles du commerce équitable. Laissez-vous tenter par un sac en coton biologique fairtrade de notre collection, vous aurez l’assurance d’agir sainement pour votre projet.
  • Le coton recyclé : De plus en plus présent sur le marché, cette alternative permet une seconde vie aux fibres. En mélangeant des chutes de coton post-industrielle ou de la récupération de tissus écoulés sur le marché. En associant ces fibres à de nouvelles on permet de donner un second souffle à cette matière. Nos sacs en coton recyclé sont une bonne solution économique pour une communication vertueuse.

Quel sac en coton choisir ?

La ballade commence à toucher à sa fin, on a fait le tour de la matière, dans de prochains articles on ira plus particulièrement sur les formats des sacs en coton, sur les sacs en coton biologique et commerce équitable, et sur les normes associées.

Que retient-on du coton ? Il y a des aspects très positifs sur l’utilisation de cette matière, mais il y a aussi beaucoup de dérives et d’incidences négatives qu’il ne faut pas négliger. Heureusement des alternatives existent et nous permettent d’agir positivement.

Pour cela nous vous recommandons de communiquer sur des sacs en coton biologiques et si votre budget le permet de participer au développement et au confort des producteurs avec les sacs en coton biologique fairtrade. Pour vous repérer dans nos sacs en coton, intéressez-vous aux gammes Cotentin et Camargue, assurément vous ferez le bon choix !

Communiquez éco-responsable avec notre sélection de sacs en coton biologique !

Timothée,